lundi 22 février 2010

Les oubliés 1)Pierre VASSILIU


Certains se rappellent des débuts du bonhomme au cœur des années soixante dans une veine paillarde et farceuse « Armand » « Charlotte » « Ma Cousine » « Le Petit Prince » etc...







Mais celui dont je me souviens et que j’écoute encore est apparu au début des années soixante-dix avec la ballade acoustique « Amour Amitié » couplée avec « Mais toi si tu pars » d’une délicatesse dont on l’aurait cru dépourvu. Ces titres furent le prélude à un certain nombre de 45 tours et d’albums dont on peut retrouver les titres au hasard de diverses compilations Cd.























« Sois tranquille c'est facile »
est le second d’une série dont « Dans Ma Maison D’amour » en 71 est le plus emblématique, un texte fort « Avant que les huissiers survolent comme des vautours Notre maison, fermons nos portes à double tour J'aimerais cette nuit pour attendre le jour Qu'on ferme encore les yeux... et qu'on fasse l'amour » soutenu par un accompagnement de piano et dont seul le refrain aérien est chanté. La face B est constitué de l’entraînant « En Avant Les Petits Enfants ». Il poursuit la même année avec « Comme J'en Ai Envie » une chanson d'esprit californien très influencées par Crosby, Stills & Nash. Une chanson d’amour et de plaisir « Le jour de ma mort, j'aimerais bien être surpris dans le lit d'une fille comme j'en ai envie. Qu'il y ait un rayon de soleil se faufilant sous les rideaux gris. Pas de pleurs, pas de mouchoir...j'veux partir sans histoire ». Pierre VASSILIU s’est entouré d’une équipe de musiciens talentueux Pierre Fanen, Claude Engel, Alan Reeves, Alain Legovic (Alain Chamfort). Ce sont eux qui vont lui donner une crédibilité qui lui permettra de figurer dans les magazines Pop de l’époque pourtant très sectaires. Son inspiratrice n’est autre que sa femme Marie à qui il dédie « Marie En Provence » en 72. On notera que Pierre VASSILIU a opté pour un look moustachu à la David Crosby.

La même année paraît l’album « ATTENDS » qui reste une référence de Pop à la française. Un 30 cm dont le titre phare s’appelle « Un Enfant » d’une poésie et d’une intensité rare. « Mes six copains » « Pauvre flic » « Je lui téléphone » font aussi partie des perles qui le composent. Ses partenaires s’appellent Claude Engel (guitare), Michel Bernholc et Raymond Donnez (claviers), Marc Bertheaux (basse) et Bernard Lubat (batterie/claviers).



En 72 sort son plus grand succès « Qui c'est celui-là » dont la face B « Film » est tout simplement indispensable, un long récitatif au refrain indélébile "Je cherche encore une fille qui voudrait bien de moi ce soir un quart d'heure" (comme chacun de nous a pu le penser un jour).







En 73 « J'ai trouvé un journal dans le hall de l'aéroport » renoue avec l'ambiance Crosby, Stills and Nash pour un titre très influencé par le « Suite : Judy blue eyes » de Stephen Stills.









L'année 74 voit la parution d'une compilation qui reprend la plupart des titres cités plus haut.







L'album « Voyage » en 75 est plus en demi-teinte mais recèle une merveilleuse chanson de 8' 49 « Le vent souffle où il veut » véritable ode à son épouse Marie. Ses musiciens sont une fois encore la crème des musiciens de l'époque.

1 commentaire:

yvestoubab a dit…

Bravo! Et merci de ne pas oublier un gars magnifique et bourré de talents
Yves
http://pierrevassiliu.skynetblogs.be/

 

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